De l’usage d’une arme à poudre noire, d’une arme à mèche, à rouet ou encore à silex.

« D’abord la poudre, après cela la balle, ensuite la bourre et enfin la prière. Toute autre excentricité est à proscrire. » Sergent Alcide Vaugier, instructeur des armées de Sa Majesté le Roi Gaston 1er.

Il peut vous sembler désobligeant de parler de choses aussi légères que le chargement d’une arme à feu mais il est apparu que certains s’y sont essayé sans conseils ni avis et que le résultat n’a pas été probant ni convaincant. Ainsi donc abordons le précieux sujet de l’armement des armes à feu.

L’utilisation de la cartouche en papier : Vers 1550, les militaires conçoivent et répandent l’utilisation de la cartouche papier. Elle contenait la balle et la poudre dans une enveloppe de papier qui servait de bourre. L’enveloppe était déchirée par le tireur, qui versait la poudre, puis la balle puis le papier de bourre dans le canon du fusil et tassait avec une baguette. Sur certains modèles de cartouches, l’amorce était attachée à l’ensemble par une petite ficelle. La cartouche était suifée ou paraffinée pour la protéger de l’humidité et faciliter la bourre.

Comme vous vous en doutez certainement, tout ceci n’aime guère l’humidité ni l’approximation.

De même, lorsqu’on charge un pistolet ou un fusil, il est de bon ton de garder le canon en l’air car on ne veut pas que la poudre se renverse ou s’échappe tranquillement le long du canon, voire pire, que la balle et la bourre glissent carrément pour finir aux pieds du tireur malheureux. Certains se sont déjà retrouvés à tirer à vide et pas pour leur bien.

Pour des raisons pratiques comme pour des raisons de bienséance, on en est venu à ne jamais rengainer son pistolet une fois qu’on l’a chargé. Ainsi tout homme qui charge son pistolet prendra soin de le garder à la main et le canon pointé vers le ciel pour éviter tout incident. Il en va de même pour les mousquets et autres fusils à poudre.

Nous nous permettons d’ajouter qu’évidemment, les règles de l’étiquette et de l’entre-gens ne permettent pas de gambader les armes à nu, que ce soit les lames ou les armes à poudre, chargées ou non. Cela ne se fait pas et nul gentilhomme, nul valet, nul vaurien – pas même la pire crapule - ne saurait tourner le dos à la bienséance.

 

Hors jeu, cela veut dire :

Lorsque vous chargez un pistolet, gardez le canon vers le haut (ou au moins à l’horizontale), cela implique de ne pas le remettre à la ceinture. Ainsi toute arme chargée doit être tenue à la main (ou posée sur une surface sèche et à l’abri de l’humidité : comme une table par exemple), cela indique à tous ceux qui le voient qu’elle peut être chargée. Une arme à la ceinture ne peut pas être dégainée pour tirer dans l’instant. Si c’est le cas, c’est une balle perdue.

Evidemment, il vous revient de souffrir des inconvénients de se présenter avec une arme « au clair » devant une dame ou un noble : cela peut aller de la désapprobation, de la disgrâce à bien plus grave (imaginez-vous bien que de vous présenter avec une arme chargée en présence de personnes importantes - telles le roi par exemple - peut avoir de sévères retombées… de hache au niveau du col parfois…